Dans la collection de Chricyr
Canal Choc - Tome 1 par Hugues Labiano, Philippe Chapelle, Philippe Aymond, Jean-Claude Mézières, Pierre Christin - Planche originale
1213 

Canal Choc - Tome 1

Planche originale
1990
Encre de Chine
49 x 39.6 cm (19.29 x 15.59 in.)
Case 2
Case 7
Case 9
La planche publiée

Description

Canal Choc - Tome 1 "L'image disparue" - planche 30

Commentaire

Canal Choc, c'est une expérience de travail collectif lancée par Christin & Mézières en 1989 qui a accueilli 3 jeunes auteurs : Hugues Labiano, Philippe Chapelle et Philippe Aymond et qui a débouché sur la publication de 4 albums entre 1990 et 1992.
Cette planche m'a été gentiment offerte par Hugues Labiano, donc je suppose que c'est lui qui en a assuré le crayonné.

Voici un extrait d'une interview de Hugues Labiano dans le dossier DBD consacré à Mézières (août 2001) :

En quoi consistait le projet Canal Choc ?
Le but était de faire un travail en atelier à trois dessinateurs, deux réalisant les crayonnés et un les encrages. Le scénario était écrit spécialement par Pierre Christin, Jean-Claude Mézières supervisait la partie graphique du travail, et les albums étaient publiés par Les Humanoïdes Associés, avec un contrat de travail pour chacun.
Au niveau des trois dessinateurs, comment étaient répartis les rôles ?
Je faisais les crayonnés avec Philippe Chapelle, et Philippe Aymond réalisait les encrages. Chapelle et moi sélectionnions avec Jean-Claude les séquences que nous avions envie d'illustrer, sachant que c'est Aymond qui devait ensuite unifier le tout par son encrage. Évidemment, nous avions été retenus aussi parce que nous avions des styles assez proches. Une fois les séquences choisies, Jean-Claude nous proposait un découpage et c'est sans doute là que j'ai le plus appris. Voir pendant plus de deux ans Jean-Claude Mézières faire du découpage, avec toute sa rigueur et son métier, c'était extraordinaire. Il nous expliquait pourquoi il choisissait tel plan plutôt que tel autre, etc... Après le découpage, chacun partait travailler chez soi.
A quel rythme vous réunissiez-vous ?
Nous nous retrouvions une ou deux fois par semaine. Là, c'était toujours un peu flippant parce qu'on risquait de se faire descendre plusieurs jours de travail en deux coups de cuillère à pot (rires)... Philippe Chapelle et moi, avec l'étape du crayonné, nous en avons bavé. Il faut être honnête, il y a des moments où je me suis un peu énervé. Évidemment, c'était Jean-Claude Mézières et nous savions qu'il ne faisait cela ni pour nous embêter, ni pour se la jouer parce que ce n'est vraiment pas son genre, mais bon, moi, avec ma fierté un peu espagnole (rires)... Cela a été une période très formatrice. Un peu frustrante aussi, pour être honnête, sur le plan artistique, mais irremplaçable sur le plan de l'apprentissage.

Publication

  • L'image disparue
  • Les Humanoïdes Associés
  • 06/1990
  • Page 30

A propos de Hugues Labiano

Hugues Labiano a beau être né à Bayonne, en 1963, ses yeux semblent rivés vers l'Amérique. C'est pourtant par l'Espagne qu'il commence sa carrière, en réalisant "Matador" (Glénat, 1992), une série écrite par Gani Jakupi. Il revient ensuite à sa véritable passion en réalisant "Dixie road" (Dargaud, 1997), avec Jean Dufaux, et "Mister George" (Le Lombard, 2003), avec Rodolphe et Serge Le Tendre. Il est difficile de ranger Labiano dans une case graphique : si son dessin lorgne effectivement vers un certain réalisme, il s'emploie toutefois à le déformer quelque peu pour mieux accentuer l'émotion d'un visage ou oser des cadrages atypiques. Après une dizaine d'années passées à dessiner les États-Unis d'hier et d'aujourd'hui, Labiano souhaite changer un peu de décor. Il n'en faut pas plus pour que Stephen Desberg lui propose, en 2005, d'explorer le meilleur des deux mondes, à travers "Black OP" (Dargaud), une série consacrée à des agents de la CIA, que leur travail emmène d'Inde en Afghanistan en passant par la Russie. L'aventure s'achève en 2010, avec la parution du tome 6... mais c'est pour mieux reprendre en 2014, avec le début d'un deuxième cycle ! En 2012, Labiano signe seul les deux épisodes des "Quatre coins du monde" (Dargaud). En 2016, il reprend l'aventure de "L'Etoile du Désert", aux côtés de Stephen Desberg. Text (c) BD Gest'

Thématiques

Pour laisser un commentaire sur cette œuvre, veuillez vous connecter