Comment
L'Incal et ses occupants traversent un à un les cercles (du rêve, du cauchemar, ou de l'enfer?) et le dénouement de cette saga méta-mythique (big-up pour Jodorowsky) s'approche au grand regret du jeune lecteur que j'étais. Quelques pages plus tard je referme ce qui est encore aujourd'hui mon œuvre préférée.
Alors quand, 25 années plus tard, je découvre cette planche à la vente je n'hésite pas bien longtemps :)
Son minimalisme, sa construction originale avec la case centrale en négatif, le sang rédempteur de Deepo et John Difool/Superman christique transcendé par l'Incal, la présence des 7 personnages principaux de la série sur une même case croqués chacun en quelques traits d'une précision qui me fascine,...
Voici ce qu'en disait le catalogue de la vente à l'époque:
"Après une séquence onirique où nos héros étaient envahis par leurs cauchemars, Difool, immunisé de ce genre de mésaventure par son passage sur la planète Berg, les fait revenir à eux à l’aide de l’Incal et les rétablit dans la normalité. « L’horreur cache un message positif, un cauchemar est un cadeau déguisé », écrit Jodorowsky. La simple prise de conscience de cet axiome permet d’affronter la Ténèbre en un ultime combat. Cette page est caractéristique de la période « cristal » de Moebius : au contraire des scènes de combats et des nombreuses cavalcades de Blueberry, il réalise dans L’Incal ce genre de séquences où s’épanouit une esthétique cérébrale et apaisante."