Œuvre mise en vente par Lougal 
En vente - Schuiten_Revoir-Paris_Couverture_Original par François Schuiten, Benoît Peeters - Couverture originale
252 

Schuiten_Revoir-Paris_Couverture_Original

Couverture originale
2014
Encre de Chine
60 x 44 cm (23.62 x 17.32 in.)
Réservée
La guerre au vingtième siècle
L'avenue des maisons tours Auguste Perret

Description

Original de couverture du tome 1 des deux épisodes de la série "Revoir Paris" écrite par Schuiten et Peeters.

Inscriptions / Signatures

Signature de Schuiten en bas à droite de la planche

Commentaire

Dernier opus en date de Schuiten et Peeters, Revoir Paris a été publié en deux parties (5 novembre 2014 pour le premier volume et 26 octobre 2016 pour le second). Le lancement du premier volume s'est fait dans le contexte d'une nouvelle exposition à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine de Paris. Schuiten et Peeters y livraient un panorama de l'histoire architecturale de la capitale Française à travers les aventures de personnages évoluant dans un univers futuriste de science-fiction.
Paris n'est pas Pâhry. Soit. Il y aurait quelque paradoxe, c'est vrai, à faire de la "Ville lumière" l'une des "Cités obscures". Mais quelque chose nous dit qu'il doit bien se trouver un "passage" reliant Paris à cet univers parallèle. Car "Revoir Paris" appartient bien au monde d'utopies et de dystopies architecturales, urbaines et sociétales caractéristiques des "Cités obscures". On y retrouve toutes les caractéristiques propres à la série: un système narratif et un jeu de correspondances textuelles et picturales conduisant à la mise systématique en abyme du récit; un univers à la Borgès où le rêve, l'imagination et d'étranges connexions symboliques viennent perturber la trame du réel. Entre fausses réminiscences et vraies visions se déploie sous nos yeux un univers ambigu et fascinant.
Tel celui d'un Paris situé en 2156 (pourquoi 2156 ? Le 200ème anniversaire de Schuiten?). La protagoniste principale du récit, Kârinh, qui se définit comme une "utopiomane" est née dans l'Arche, une colonie spatiale habitée par d'anciens habitant de la Terre. La jeune fille rêve depuis toujours de cette planète qu'elle n'a jamais connue. Elle rêve plus particulièrement de Paris, capitale découverte dans des livres miraculeusement préservés. C'est sans la moindre hésitation qu'elle accepte de prendre le commandement d'un vaisseau d'exploration qui se dirige vers la Terre et emmène en son bord une douzaine de passagers en hibernation. Mais Kârinh s'absorbe de plus en plus souvent dans des rêves éveillés qui l'immergent dans la capitale parisienne. Cela constituera-t-il un obstacle à la réalisation de sa mission ? Et surtout la Ville Lumière du XXème siècle s'avèrera-t-elle à la hauteur des rêves visionnaires de la jeune fille ?
Schuiten déclare : « Ce qui nous passionne, c’est le rapport entre imagerie et imaginaire. » Et Benoît Peeters de préciser : « Avec l’irresponsabilité qui caractérise les raconteurs d’histoire… »
Le dessin de couverture présenté ici nous plonge immédiatement dans cet univers fantastique et complexe.
La composition attire le regard du lecteur vers le visage de Kârinh qui regarde Paris. Un Paris modèle réduit, une maquette, une espèce de décor tout droit sorti de l'imagination d'un architecte ou d'un rêveur de réalité. Vision onirique: les yeux de la jeune fille sont clos. Au niveau de ses yeux, en orbite, justement, au dessus de la ville, deux globes. La Lune et le reflet mirage d'une Terre qui se songerait elle-même ? De hautes tours, hommage rendu à Auguste Perret, s'élancent pour rejoindre les deux satellites. D'étranges dirigeables, tout droit jaillis de la couverture du fameux opus de Robida La Guerre au Vingtième Siècle , et aux allures de poissons rouges, survolent un panorama familier: la Seine, laTour Eiffel, la Sainte-Chapelle, le Palais de Justice, et suggérées - c'est là qu'est juché l'observateur supposé de la scène - les tours de Notre Dame (quoique... quels sont ces étranges et anachroniques fils électriques que l'on voit au premier plan ?)
Magnifique page de couverture toute en intériorité. Elle s'oppose aux compositions pyramidales traditionnelles des couvertures de comics qui font saillir et jaillir le sujet (en général une grappe de super-héros) et où l'espace qui les enclot n'est qu'anecdotique. Ici, le sujet se dispose en périphérie d'un espace que la ligne d'horizon de la capitale suggère en fuite infinie. Il est tentant d'y voir la célébration du primat de l'imagination et du rêve sur le réel.

A propos de François Schuiten

François Schuiten né le 26 avril 1956 à Bruxelles, est un dessinateur de bande dessinée et scénographe belge. Rendu célèbre par son travail sur Les Cités obscures réalisé avec le scénariste Benoît Peeters, il a reçu le Grand prix de la ville d'Angoulême en 2002. Il fut élevé au rang de baron par le roi Albert II le 21 juillet 2002.François Schuiten a publié sa première histoire, intitulée Mutation, dans l’édition belge de Pilote, alors qu’il n’avait que 16 ans. Il a étudié à l’atelier bande dessinée de l’Institut Saint-Luc, animé par Claude Renard. En 1977-1980, il a collaboré aux trois volumes du 9ème Rêve d’où émergèrent les principaux artisans du renouveau de la bande dessinée belge. En collaboration avec son frère aîné Luc Schuiten, il publie ses premiers récits dans Métal hurlant à partir de 1977. Ils sont recueillis en 1981 dans l’album Carapaces.
1 commentaire
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Sylvain78124 Très belle vue de Paris 🎈
5 janv. 2021 à 22:08

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